Tu m’as ouvert ton cœur
Tu m’as deversé tout un torrent de sentiments
Y’en avait de toutes les couleurs, de toutes les largeurs
De toutes les odeurs aussi
Y’en avait des tout neufs et des moisis
Y’en avait des hasardeux et des bien choisis
Y’en avait même auxquels tu ne croyais plus
Depuis qu’elle a oublié de te reprendre
Et moi je ne savais plus quoi répondre
Je ne savais pas quoi te dire sans me répandre
M’écraser, m’etaler, m’éparpiller
Et en même temps t’epater
Je ne savais pas si tu te payais ma tête
Ou juste mon temps
Éblouie par ta soudaine verve
- toi dont le verbe manque souvent d’envergure -
Je n’ai pas pu discerner la vérité
Dans tes vers à l’eau de rose.
Et si je t’ai surpris par ma réaction
Crois moi plus grande était ma surprise
De me voir déployer les ailes de mon cœur
Et le laisser planer sans plan B.
D’où te viens cette poussée d’acclamations
Tel l’acnee à quatorze ans?
Tu me fais des promesses impromptues
Des déclarations-eclair
Ta clameur dément ton calme coutumier,
Tu me prends à court,
Je préfère que tu me prennes tout court
Laisse les discours petit
Les mots dits aux maudits
Oublies ce qu’on t’a dit, on t’a menti
Mais nos corps
Nos corps, emmêlés, assoiffés mentent-ils ?
Nos corps sont d’accord mais nos cœurs
Nos coeurs sont tels les yeux d’un louche.
Toi et moi c’est déjà ca, ca marche
“Mais je…” Tu entames une nouvelle tirade
Laisse bé-ton je te dis, ces jeux me laissent de marbre
Ils ont beau chanter que l’amour nous lift up where we belong
Mais déjà moi, shuis pas un ballon.
En plus je kiffe pas trop ni l’altitude ni la solitude.