A heat wave
Birds flying low
The city suffocates

Thunder
Lightning
A drop of rain
Then another
And another
And then the downpour
The earthy smell rises
The majestic trees bow low
The wind scatters the leaves
In a roar
And the water washes everything clean
The rivers flow to the sea
The lakes swell
The debris floats
The earth regurgitates
The smell is a different kind
The roads are flooded
The people run and hide

And then…
Suddenly
It all stops
In a flash It’s all gone

The sun reappears
The streets are cleaner
The shoes are muddy
The trees are flagrant
The traffic resumes
The city steps out of the shower
Everything feels fresh
Breathe in
Breathe out
It won’t last.

Ton insolence m’excite

Ta joie d’être m’attire
Ta jeunesse me retient
Mon expérience me prévient
Ta réalité m’interdit
Le fait que tu me ressembles me met la puce à l’oreille
Les fourmis dans les jambes et les jambes au cou
Bouleversée,
J’ai l’air de rien, je me leurre
Mine de rien je meurs
Et la distance me pointe du doigt
Les pas de ta danse mènent vers le berceau de ma musique
Les mots de tes phrases mimiquent mes pensées les plus intimes
Ton odeur m’est inconnu
Mais il me semble que tous mes sens se rappèlent de toi
Toi qui n’a jamais été
Tu peint des muraux qui deviennent des ponts entre la fin de tes rêves et le début des miens
Nos mondes sont parallèles et donc voués à ne jamais être.
Et c’est bien comme il faut, car une collision de nos univers serait sûrement fatale
Je peux te dire toutes ces choses parce que tu ne sais pas, tu ne sauras jamais.
Tu n’existes que dans ma tête.
Imaginaire.
And all is well.

 


When the sorry excuses for dreams you have been carrying around keep you awake at night and daydreaming under the sun 

Anything will do as long as its not wrapped in cotton candy, sugar coated or honey-dipped
 
Anything will do to give you a reason to wake up in the morning other than its just morning
 
Anything will do as long as it bears not the familiar tint of safe habits and customary paleness
 
Including old monsters / new demons/ future nightmares
 
Anything will do. 
 
Anything 

 

 
 
I am writing a love song to the shadow of my imagination
I want the sun to never set,the wind to always blow
I want the rain to wait a while
 
Maybe one day, maybe a night
But give me time to set it straight
 
I want to say the things I dream and watch them mirror the ones you think
And then to see in your eyes that the distance has turned to dust. 
That the time has lost meaning without the one we shall give it
 
So wait here, in my head, as I write you a song like you never heard.
A love song to our story, as yet unborn in all it’s glory.
 
Or better yet in my heart of hearts where awesome dreams come to life
Sit and dwell as I summon the sun to bear witness
To the birth of a song I will write once we meet.

 
 
 
 
 
 
 

Tu m’as ouvert ton cœur

Tu m’as deversé tout un torrent de sentiments

Y’en avait de toutes les couleurs, de toutes les largeurs

De toutes les odeurs aussi

Y’en avait des tout neufs et des moisis

Y’en avait des hasardeux et des bien choisis

Y’en avait même auxquels tu ne croyais plus

Depuis qu’elle a oublié de te reprendre

Et moi je ne savais plus quoi répondre

Je ne savais pas quoi te dire sans me répandre

M’écraser, m’etaler, m’éparpiller

Et en même temps t’epater

Je ne savais pas si tu te payais ma tête

Ou juste mon temps

Éblouie par ta soudaine verve

- toi dont le verbe manque souvent d’envergure -

Je n’ai pas pu discerner la vérité

Dans tes vers à l’eau de rose.

Et si je t’ai surpris par ma réaction

Crois moi plus grande était ma surprise

De me voir déployer les ailes de mon cœur

Et le laisser planer sans plan B.

D’où te viens cette poussée d’acclamations

Tel l’acnee à quatorze ans?

Tu me fais des promesses impromptues

Des déclarations-eclair

Ta clameur dément ton calme coutumier,

Tu me prends à court,

Je préfère que tu me prennes tout court

Laisse les discours petit

Les mots dits aux maudits

Oublies ce qu’on t’a dit, on t’a menti

Mais nos corps

Nos corps, emmêlés, assoiffés mentent-ils ?

Nos corps sont d’accord mais nos cœurs

Nos coeurs sont tels les yeux d’un louche.

Toi et moi c’est déjà ca, ca marche

“Mais je…” Tu entames une nouvelle tirade

Laisse bé-ton je te dis, ces jeux me laissent de marbre

Ils ont beau chanter que l’amour nous lift up where we belong

Mais déjà moi, shuis pas un ballon.

En plus je kiffe pas trop ni l’altitude ni la solitude.

Tu attrapes mes folies et en fais des rêves possibles

Les héroïnes de tes histoires sont des inconnues qui me ressemblent

Je suis un papillon sur la paume de ta main
Je sais la couleur de tes inachevés lendemains
J’attends la fin de ton histoire pour enfin te conter la mienne
Il y a toujours la vraie version puis l’autre, la tienne
Tu mens comme tu respires
Mais toi, au moins, tu m’inspires
Et tu sais à la longue , je n’ai même  plus envie de parler
Je suis tentée de te laisser m’emmener là où tu veux aller
Mon trajet ressemble au tiens mais ne mène point au même endroit
Mes rêves ont un autre goût mais n’en sont pas amers pour autant
Mes idées naissent à la surface mais cela ne les rends pas artificiels
Comment veux tu que je te dises où je vais puisque tu ne vois que devant toi?
Comment exister avec toi quand tu te crois le seul humain?
Comment veras-tu ma vérité si tu ne quittes des yeux la tienne ?
Sais-tu au moins que les chemins que tu suis ont étés tracé par des voyageurs?
 Respires-tu le même air la haut sur ton cheval de bois
Que nous autres ici bas qui essayons d’autres chaussures?
 On n’est perdu que quand on cherche et on ne cherche pas quand on sait!
Je sais ce que c’est d’etre perdu,
Car nous le sommes tous toujours un peu,
Et je reconnais que si l’on cherche c’est déjà ça.
 Tu as de la chance, tu vois, de très haut tu observes.
 Moi mon petit chemin n’est pas tracé
Mais je ne peux faire qu’un pas à la fois.
En avant comme en arrière.
Et puis j’aime bien le paysage alors j’en profite et je me régale.
A ma façon.

Les femmes de mon pays sont belles sans artifices

Elles savent être jolies sans excès de coquetterie

Elles ont le dos courbé mais la tête tjrs haute

Dans leur fardeau tu vois la misère
Mais c’est la preuve de leur ingéniosité
Là où tu crois voir des larmes
Se cache leur indestructible espoir
Tu crois discerner la pauvreté
Au lieu de notre force et notre fierté
Tu crois que nos mains tendues quémandent tes miettes
Mais en effet c’est la consacration de nos bénédictions
Le soleil nous sourit
Et la pluie nous bénit
Le reste est dans nos mains et pas dans tes poches
Notre destin est dans nos têtes et pas dans tes plans
Notre futur est dans nos enfants et non dans tes budgets
Le fruit de nos entrailles est voué à la vie
Alors nous te disons, non, merci.
Et toujours avec le sourire.

Je pourrais te raconter une histoire

Celle d’un homme, tiens,

Un homme tout ordinaire

Un homme dont les larmes leurent les silences et la peur de tout avoir vu

Un homme dont les éclats de rires menacent les foudres nuageux et les cris aigus

Et ses mots si ordinaires, à la fois trompeurs et doux

Qui calment les dragons qui gardents mes démons les plus féroces

Un homme comme tout autre mais qui ne cache pas ses larmes ni ses oublis

Je pourrais t’endormir avec ses demi-exploits et ses miroirs en morceaux

Ses chants populaires et ses amis imaginaires

Je te raconterais son histoire et tu te reconnaitrais

Tu me dirais “arrête, c’est bête,

Tu n’en sais rien

Tu vois le zen et le fou

Mais pas le fond ni la peine

Ni la sueur ni les armes

Ni les blessures ni les ruptures

Les plaies guérissent mais qu’en est-il des cicatrices?

Que deviennent les hiers muets, quand ils muent en présents envelopés d’espoir et de fous rires,

gênés par la foule qui attend le Messie mais qui étouffe les prophéties ?

Que peut-on lire dans le rire jaune du soleil qui a seché les rivières qu’ont pleuré nos mères abattues?

Que sait-on des rives mouillées par les cœurs océans des pères perdus?

Que signifient les mots éparpillés lorsque le silence à devoré des phrases entières?

Quand peux-tu vraiment savoir ce que même la verité cache, sous un voile de pudeur et de bonnes manières?

Que dire quand on ne sait rien?

Que faire quand on ne doit rien?

Choisis le silence, il témoignera de ta sagesse.

Choisis le silence il accompagnera ta faiblesse

Choisis le silence il veillera quand tu failliras

Choisis le silence et il te choisira”

When the wolves in my soul are howling louder than the silence in my other space

He sings to me

When the rain on my roof drowns the rain on my pillow

He sings to me

When the windy mountains echo the sound of my night terrors

He sings to me

When the cries of a million souls are crushing my walls of fortune

He sings to me

When he suspects the voices in my head are about to get louder than usual

He sings to me

He makes sweet music with his lips

His mouth whistles the shadows away

His fingers find my chords

His hands follow my rhythm

His body cradles my curves

And he makes sweet music to me

Like a new instrument, he breaks me in

And finds the melody within the melancholy

He unveils the lyrics behind my delirium

He knows a harmony to the beating of my heart and his

He haunts my soul and makes it all better

And then he sounds the drums to alert the gods

This one is mine, he sings triumphantly

This one is mine don’t you even dare

There is a story of a girl just like me

In the lullaby that

He sings to me

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