L’orpheline

Maman dans le secret de ses nuits
Dans la solitude de ses attentes
Dans les amen de ses prières
Ce n’est pas ce rêve-là qu’elle tissait
Le tissu même de ses entrailles
Avait une couleur douloureuse
Que toi tu piétines quand tu cours
À perdre haleine derrière des mirages promis
Des coups de main
Des coups bas
Des dessous de table
Des oublis
Des frères laissés à mi-chemin
Non ce n’est pas ce rêve là
Qui la gardait éveillée tant de nuits
Des nuits qui blanchirent sa crinière de reine
Noircirent ses doigts de fée
Et rougirent ses yeux devins
C’est la patience qui l’a éteinte à petit feu
Et sa cendre …

Ce n’est pas à genoux qu’elle te voyait
Une fois que tu aurais pris le relais
Elle t’a épargnée pour que tu aies une chance
Elle t’a caché ses larmes pour que ton sourire ne tarisse
Celui-là même désormais jauni
À force de le vendre pour des paillettes dorées
Je te regarde et me dis
Que bientôt tu la rejoindras
Et j’aurais aimé que tu puisses
Lui faire face et fierté
Tenir ta place à ses côtés
Comme l’héritière qu’elle a formée
Hélas …

-Mpinga-

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